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APRES LA DICTATURE DES MOULES
ET LA TYRANNIE DES FRITES,
VOICI LE CALVAIRE DES PROFS.



Il se trouve que dans un certain pays, à savoir la Belgique, nos amis les profs ne doivent pas : pratiquer la cuisine expérimentale, mater le rocky horror pictur show, collectionner les œuvres de nos artistes de myris, écouter les vinyles d’un éventuel chanteur transsexuel abandonné par ses parents quand il avait 8 ans… car on les surveille les profs belges !

Une fois que ces derniers ont le cher diplôme (qui leur permettra d’exercer leur suprématie devant un certain nombre de jeunes bambins - ne voulant qu’une chose : une catastrophe naturelle à proximité de la classe avant l’intero - gloire à eux) ; ces derniers, donc je disais, doivent fournir, pour pouvoir exercer, un extrait de leur casier judiciaire, ainsi qu’un certificat de bonne vie et mœurs.


Mais qu’est ce donc ?

Ce certificat existe depuis 1962, c’est très simple : un flic vient enquêter chez vous, entre dans votre domicile comme ça pour voir comment vous vivez, comment est tenu votre domicile. Puis par la suite, il vous pose quelques questions sur vos occupations ainsi que sur votre fréquentation des débits de boissons.
De plus, il existe sur ce dossier une rubrique « observations » dans laquelle le flic a la liberté d’ajouter les commentaires qu’il juge nécessaire de noter sur la conduite ou le mode de vie de l’individu.
Dans un cas concret, une jeune prof, par principe de liberté individuelle, n’a pas voulu ouvrir sa porte au flic. En ce rendant compte qu’elle mettait sa carrière en danger, elle a bien dû lui ouvrir. Cette résistance lui a tout de même coûté dans la rubrique « observation » : manque de respect envers les représentants de l’ordre.
Cette pratique est tout de même intéressante à analyser, car selon le gouvernement Belge, les meilleurs détenteurs de la capacité de jugement de la bonne vie et des bons mœurs sont les flics. Nous pouvons pour ce faire se référer à l’article sur Gérard qui nous parle de ses mœurs dans un précédent numéro, il me semble que le parallélisme serait intéressant.

Mais ici la perversité va encore plus loin, il se trouve que non content des visites à domicile, le gouvernement à décidé d’ajouter une enquête supplémentaire sur les futurs profs, dans le quartier !!! notre cher flic va donc interroger les voisins sur la vie, le quotidien du prof.

Donc notre cher prof vient d’aménager dans son nouvel appart’, résidence, ce que vous voulez, organise une crémaillère, puis, lors d’un jeu ou d’une danse quelconque écrase le rosier de Ginette la voisine de 60 ans. Ginette, en voyant son rosier écrasé développe une haine féroce envers cette racaille, qui ferait mieux d’apprendre à s’occuper des rosiers plutôt que d’aller éduquer des enfants: « Et après on s’étonne qu’ils n’apprennent rien à l’école !!! ».
Et voilà, un jour, notre cher flic qui fait l’enquête va sonner à la porte de Ginette, se fait offrir une petite gnaule, et lui pose des questions sur son voisin terroriste qui écrase les rosiers….

Et là, que se passe t il ? Notre prof se transforme en 2 heures de temps en un délinquant juvénile pédophile mettant en danger l’écologie de la planète…

 


Paru dans le numero 31 du journal des JL "Il était une fois la révolution, con!"