TU
VOTES,
ILS DECIDENT
Les grands organisateurs
de la société nous appellent à exécuter
notre « devoir civique » : pourquoi ont ils besoin
de nous ? Avons nous besoin d’eux ?
*Voter, c’est
cautionner la présence d’un État qui perpétue
un système inégalitaire : De tous temps,
les pouvoirs politiques de droite comme de gauche n’ont jamais
établie de véritable égalité.
*Voter, c’est
être spectateur de sa vie : des inconnus vont
décider pour nous. Depuis toujours ils abusent de notre
crédulité, et nous devrions avoir confiance en
eux ?!
« les promesses
électorales n’engagent
que ceux qui y croient »
*Voter, c’est
choisir pour « le moins pire »… mais sont ils foncièrement
différent ? Tous veulent diriger nos vies car
ils nous estiment incapables de le faire… bref, ils veulent
garder les mêmes bases autoritaires du système
: le changement est-il réel ? C’est bien eux qui nous
envoient à l’école, au travail ou au chômage
pour finir sa vie avec une retraite de misère… et à
eux les privilèges ! Quels changements ?!?
*Voter c’est
alimenter le pouvoir de la « mafia gouvernementale »
: en votant, nous légitimons la présence
d’un pouvoir qui sera toujours éloigné de nos
désirs et qui pourtant agira en notre nom. C’est donner
à tous ces voleurs un chèque en blanc le temps
de leur mandat : une fois au pouvoir, ils peuvent faire toutes
les saloperies qu’ils veulent sans que nous puissions donner
notre avis (flics dans les écoles et lycées, attaque
de libertés fondamentales, pouvoir aux patrons, incarcérations,
expulsion des « étrangers »…)
La liberté,
ce n’est pas d’élire ses maîtres :
c’est de ne pas en avoir !
Voter, c’est l’expression d’une crainte. Abstention !
Pourquoi et
pour quoi faire ?
Nous nous abstenons car
nous refusons de nous asservir volontairement à un pouvoir.
L’abstentionnisme est le départ d’une révolte,
il exprime le désir d’un autre futur.
Quel
futur ?
Il sera ce que l’on en
fait ensemble donc il reflétera nos
choix et nos envies. Il n’y a pas de raison pour qu’une minorité
dirige la majorité : l’autogestion permet de mettre en
pratique cette volonté de démocratie directe issue
des aspirations de la population.
Nous pourrions par exemple grâce aux assemblées
générales souveraines et les réunions comme
lieux de débats, de réflexions et de décisions
organiser la société.
Vivre sans chef, ni État,
ni patron, ni argent
n’est pas une utopie, c’est
l’anarchie !
C’est un désir qui n’existera qu’à travers
nos actions et non pas par les élections.
Le pouvoir détruit
nos vies :
détruisons le pouvoir !!!
IMP. SPE. JL 04/04 Ne pas
jeter sur la voie publique
Tu
vote, ils décident
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