Quelques mots sur le
cirque électoral
Si les élections n'étaient
pas indispensables à la prospérité du capital,
on ne nous les servirait pas partout, à coup de fric,
à coup de flics.
Si le vote n'était pas le meilleur antidote contre nos
grèves et nos révoltes, on ne nous l'assénerait
pas, à tous les coups,
à coup d'assemblées syndicales.
Si le spectacle électoral n'était
pas si propice à l'extension du marché, on ne
nous le parachuterait pas en casques bleus, sac de riz à
la main, mitraillette à l'épaule.
Quand le cirque politicien ne suffit
plus à nous faire parler, à nous faire taire,
on maintient l'ordre à coup de sabre, on lâche
la bride à la flicaille.
René Binamé